En avril 2010, nous avons perdu notre seul enfant, notre fille Sophie. Elle venait juste d’avoir 24 ans, le 5 février, et avait terminé ses études universitaires l’année précédente. Elle voulait découvrir le monde et était parti en Egypte pour y travailler comme hôtesse. Elle est décédée là-bas le 22 avril dans un accident de voiture.
Notre monde, notre vie sans Sophie ne sera plus jamais le même.

Depuis ce jour, nous avons eu un fort désir de laisser une chose tangible en commémoration de notre fille, mais nous ne savions pas quoi faire.

Sophie est la marraine de Julien, le troisième fils cadet (°2003) de nos amis Pierre et Jodie qui vivent à l’étranger. Pierre est Français et nous nous connaissons depuis le début des années 80 quand nous avons vécus 3 ans en Thaïlande. Nous sommes également le parrain et la marraine de leurs 2 autres fils. Ils nous sont très proches.
En été 2011, alors que nous rendions visite à la mère de Pierre, elle avait une requête. Depuis l’époque de notre séjour en Thaïlande, elle faisait un don annuel à la Fondation du Père Ray (Father Ray Foundation) à Pattaya, mais vue son âge avancé (95 ans), elle cherchait quelqu’un pour lui reprendre le flambeau. Nous l’avons accepté avec plaisir.

La Fondation « Father Ray » aide les enfants abandonnés, handicapés ou orphelins, et leurs assure une éducation de base. Après un échange de correspondance, initialement centré sur la continuation de ce sponsoring, l’échange a rapidement évolué vers une idée plus élaborée: la création d’un fond de soutien a l’éducation supérieure: « The Sophie Daems Scholarship Program », gérer par la Fondation Father Ray, et en collaboration avec AMIE, une NGO Belge.

Beaucoup d’enfants défavorisés, mais aussi talentueux et motivés, n’ont souvent pas la possibilité de faire des études supérieures, et le plus souvent par manque de moyen financier. Le programme a pour objectif de financer une éducation supérieure (collège, université), de sorte que ces enfants puissent obtenir un diplôme supérieur, qui leur donnera de meilleurs conditions d’accès à un emploi et de meilleurs chances pour atteindre un niveau de vie plus élevé.
Le programme doit se développer au-delà de notre niveau d’intervention, par des dons et de nouveaux sponsors, afin de permettre à plus d’enfants d’avoir accès à cet initiative. A cette fin, nous nous engageons activement et personnellement au sein de l’AMIE et en coopération avec la Fondation Father Ray.

C’est notre hommage à Sophie. Nous espérons qu’ainsi son nom restera vivant.

Jan et Anne-Marie.